Quand ?
Seconde question cruciale : à quel moment agir ? Beaucoup se demandent s'il existe un moment plus opportun qu'un autre pour défiscaliser. A contrario, d'autres se demandent aussi si certaines périodes de l'année ou de la vie sont à proscrire pour mettre en place une défiscalisation. Voici quelques éléments de réponse.
Un principe de base : rester informé !
Déclarer ou payer ses impôts, voilà des périodes qui ne passent jamais inaperçues dans l'année. La majorité des contribuables ne s'intéresse d'ailleurs au problème qu'à ces moments là, ce qui se résume, en générale, à une collecte d'informations massives et indigestes qui invitent rapidement à baisser les bras.
Pour éviter de vous laisser dépasser, gardez un oeil sur l'actualité fiscale toute l'année. Multipliez aussi vos sources d'information en consultant plusieurs journaux ou sites internet. Certains articles étant plus clairs que d'autres, vous trouverez forcément des explications simples à vos questions.
Le meilleur moment pour défiscaliser
Vous risquez de l'attendre longtemps. Pourquoi ? Parce qu'il n'existe pas de moment meilleur qu'un autre. Votre seul baromètre doit être celui du poids de votre fiscalité.
On considère généralement que la situation fiscale d'un contribuable devient vraiment préoccupante quand l'impôt dépasse 80% d'un mois de salaire annuel.
Faîtes vous-mêmes le calcul pour vous en rendre compte : divisez par douze vos revenus annuels nets pour obtenir votre niveau de revenus annuel moyen. Il ne vous reste plus qu'à diviser ce chiffre par le montant de votre impôt.
exemple : un couple gagnant 45 000 € par an. Impôt : 3 819 € Revenu mensuel moyen : 45 000 / 12 = 3 750 € Rapport revenus/impôts : 3 750 / 3 819 = 0,98 Résultat : 0,98 X 100 = 98 % Conclusion : Presque l'intégralité d'un mois de salaire (ou 98 % d'un mois de salaire, pour être précis) sera nécessaire au paiement de l'impôt. Pour ces contribuables, une opération de défiscalisation serait ainsi parfaitement indiquée. Selon les lois, ils peuvent espérer réduire simplement leur niveau d'impôts de moitié, voir des deux tiers (c'est à dire de passer de 3 819 € à 1 900 €, voir 1 270 €, dans notre exemple).
Faîtes aussi attention au temps qui passe. N'attendez pas d'être pris à la gorge pas vos impôts pour réagir. Pensez que toute opération décidée l'année N ne fera vraiment effet sur votre fiscalité qu'à l'année N+1 ou N+2.
A éviter
Dans certains cas, il est cependant recommandé de renoncer ou de différer la mise en place d'une opération de défiscalisation.
De façon générale, si votre situation personnelle ou financière est amenée à subir des changements imprévisibles ou incertains (comme par exemple changer d'emploi ou de région), mieux vaut attendre de recouvrer une certaine stabilité.
|